Vision Ethique

La Casamance : Le berceau du tourisme communautaire intégré

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Écrit par Vision Ethique le 11 juillet 2014

Tout au sud du Sénégal, entourée par la Gambie et la Guinée, irriguée d'Est en Ouest par le fleuve du même nom, se situe une région enchanteresse, encore endormie, oubliée par le tourisme de masse qui se réveille tout en douceur : la Casamance.

La Casamance constitue une terre de transition entre l'Afrique sahélienne et l'Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l'origine d'écosystèmes d'une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé offre de multiples possibilités de découverte et garantie aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d'une nature envoûtante... 

L'histoire de cette région a fortement influencé le patrimoine local. La période précolonial et sa civilisation ont donné naissance à une culture d'une richesse incroyable et à un patrimoine bâti local très original. L'époque coloniale a elle largement influencé la construction d'édifices remarquables. Ainsi, ancienne colonie française, en 1912, la Casamance est divisée en trois régions administratives, Haute, Moyenne et Basse Casamance :
- La Haute Casamance, le pays Foula Dou autour de Kolda, peuplé majoritairement de Peuls,
- La Basse Casamance, de Ziguinchor à l'estuaire du fleuve, le pays des Diolas et des Baïnuk,
- La Moyenne Casamance, autour de Sédhiou, peuplé de Mandingues et de Ballantes.
Aujourd'hui, l'ethnie majoritaire en Casamance est le peuple Diola dont la langue est le Diola (Djoola) avec les dialectes Boulouf, Fogny et Kassa.

A partir des années 70, la région voit se développer plusieurs formes de tourisme, misant en premier lieu sur le balnéaire avec la construction de plusieurs complexes hôteliers autour du Cap Skirring.
Puis, impulsés par Adama Goudiaby et Christian Saglio*, le concept de tourisme rural intégré fut créé. Avec l'ambition de développer une nouvelle forme de tourisme où la population rurale pourrait bénéficier directement de la présence de ses hôtes et ainsi minimiser l'exode rural des jeunes.
Naquirent alors sous l'égide d'une fédération (la FECAV) les campements villageois intégrés du Sénégal. Il s'agissait alors de créer des auberges rurales construites, animées et gérées par la population villageoise.
Malheureusement, à partir des années 80, les conflits ethniques naissent et touchent également le pays limitrophe : la Guinée-Bissau. Les forces rebelles indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) s'opposant aux forces gouvernementales, meurtrissent les habitants et font de la région une destination touristique classée zone rouge par le Ministère des Affaires Etrangères.

Aujourd'hui, la paix a regagné le pays depuis quelques années et la Casamance, panse ses plaies. Elle travaille à sa reconstruction et à la restauration de son image, notamment en tant que destination touristique alliant un patrimoine culturel et naturel de toute beauté et encore préservé.

Etant l'un des principaux carrefours de la sous-région, la Casamance représente un véritable melting-pot, tant culturel par sa mosaïque d'ethnies, que religieux. Au travers de son histoire, de ses différents peuples et de leur culture, la Casamance, à l'instar du Sénégal dans son ensemble, est une terre d'une richesse culturelle impressionnante.

Dans un pays musulman à 95 %, ici, environ 30 % de la population est catholique, cela dans une cohabitation exemplaire... cette intégration harmonieuse des cultures et des cultes laisse aussi et encore une large place à l'animisme, toujours très présent dans la région. Cette croyance particulière constitue l'une de ses principales richesses. Tradition religieuse ancestrale, elle accorde notamment aux éléments naturels une force mystique. Le visiteur est donc invité à découvrir, et parfois à partager, ces croyances...

Historiquement, La Casamance est donc le berceau du tourisme communautaire intégré grâce à leurs cases à étages ou à impluvium étonnantes d'ingéniosité , construites de manière durable et écologique, offrent aujourd'hui naturellement des hébergements conviviaux et originaux possédant tout le confort nécessaire aux voyageurs.
Alors qu'autrefois les touristes ne consommaient presque uniquement des hébergements en hôtels de luxe, il est aujourd'hui possible de profiter d'un mode d'hébergement local. Phénomène unique en Casamance, ce sont des organisations villageoises « par et pour les villageois » et un moyen direct d'être en contact avec la population d'un village. Les cases accueillent donc des touristes mais également les populations locales en déplacement.
Contrairement à ce que l'on peut retrouver ailleurs, il n'y a aucune folklorisation de la culture casamançaise. Les événements ne sont pas organisés « pour » les touristes autour d'un calendrier prédéfini. Au contraire, ceux-ci se déroulent dans le respect des coutumes et des traditions locales en respectant ce qui se fait depuis toujours.

Séjourner dans les campements villageois, c'est pratiquer une autre forme de tourisme,

au coeur des villages et au milieu de ses habitants.

Plongez dans les terres, au cœur de la culture Diolas, pour partir à la rencontre de ses habitants : un peuple fier, ingénieux et respectueux de ses traditions.

On vous souhaite un bon voyage,

* Christian Saglio, aujourd'hui directeur du Centre Culturel Français de Dakar aidé d'Adama Goudiaby ex-fonctionnaire sénégalais et aujourd'hui propriétaire de l'Auberge "Aw-Bay ?" de Ziguinchor
Comment se rendre en Casamance :

4 moyens de se rendre en Casamance

- En avion direct par Cap-Skirring - vol Paris-Cap Skirring durant la saison (Novembre - avril) compagnie, prix, pour réserver –
- En avion par les lignes France - Dakar puis Dakar- Ziguinchor ou Dakar-Cap-skirring
- De Dakar en bateau : Dakar - Ziguinchor : le bateau s'arrêtera à Carabane. Le voyage en bateau vous laissera un excellent souvenir (la mer est en général clémente) mais la réservation est un peu délicate (voir plus bas)
- De Dakar par la route : 450 km passant par la Gambie : 12h de voiture avec un paiement de visa de 2000 CFA environ et une attente au bac de la Gambie (entre 10 mn et 2h)

Meilleure période :
On vous conseille de vous rendre en Casamance d octobre à mai, car c'est la saison sèche, avec des températures comprises entre 22°C et 30°C.
La période la plus fraîche est de décembre à la mi-février, avec des moyennes diurnes avoisinant 24°C.

De Juin à Fin septembre c'est la saison des pluies, avec une température moyenne de 30°C

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