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Les Parcs naturels régionaux de France

Les Parcs naturels régionaux de France

Créés en mars 1967, la fédération des Parcs naturels régionaux de France désignent des territoires « présentant un intérêt particulier, par la qualité de leur patrimoine naturel et culturel, pour la détente et le repos des hommes et le tourisme, et qu'il importe de protéger". Autrement dit, un Parc naturel régional (PNR) est un territoire dont le mode de développement est basé sur la mise en valeur et la protection d’un patrimoine naturel et/ou culturel jugé « riche et fragile ». 

Cette fédération agit donc pour la promotion d'un tourisme durable et de l'écotourisme à destination des voyageurs, pour promouvoir leur territoire, leurs actions et leurs engagements.

En 2020, on en dénombre pas moins de 56, lesquels couvrent plus de 15 % de la superficie totale du territoire français et englobent des paysages aussi bien montagneux que maritimes, ou encore de marais.

Missions, critères et fonctionnement des Parcs naturels régionaux de France

La fédération des Parcs naturels régionaux (PNR) de France comprend 56 parcs, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et d'Outre-Mer :

  • Parc naturel régional Scarpe-Escaut
  • Parc naturel régional de l'Armorique
  • Parc naturel régional de Camargue
  • Parc naturel régional de la Brière
  • Parc naturel régional de la Forêt d'Orient
  • Parc naturel régional des Landes de Gascogne
  • Parc naturel régional du Morvan.
  • Parc naturel régional du Vercors
  • Parc naturel régional de la Corse
  • Parc naturel régional du Haut-Languedoc   
  • Parc naturel régional des Boucles de la Seine
  • Parc naturel régional de Lorraine
  • Parc naturel régional du Pilat
  • Parc naturel régional de Normandie-Maine
  • Parc naturel régional des Vosges du Nord
  • Parc naturel régional de la Martinique
  • Parc naturel régional de la Montagne de Reims
  • Parc naturel régional du Luberon
  • Parc naturel régional du Queyras
  • Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne
  • Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse
  • Parc naturel régional du Livradois-Forez
  • Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale
  • Parc naturel régional du Haut-Jura
  • Parc naturel régional des Ballons des Vosges
  • Parc naturel régional de la Brenne
  • Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin
  • Parc naturel régional de la Chartreuse
  • Parc naturel régional des Grands Causses
  • Parc naturel régional du Vexin Français
  • Parc naturel régional du Massif des Bauges
  • Parc naturel régional Loire - Anjou - Touraine
  • Parc naturel régional du Verdon
  • Parc naturel régional du Perche
  • Parc naturel régional de l'Avesnois
  • Parc naturel régional Périgord Limousin
  • Parc naturel régional du Gâtinais français
  • Parc naturel régional des Causses du Quercy
  • Parc naturel régional de la Guyane
  • Parc naturel régional des Monts d'Ardèche
  • Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée   
  • Parc naturel régional Oise-Pays de France
  • Parc naturel régional des Pyrénées catalanes
  • Parc naturel régional de Millevaches en Limousin
  • Parc naturel régional des Alpilles
  • Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises
  • Parc naturel régional des Ardennes
  • Parc naturel régional des Préalpes d'Azur
  • Parc naturel régional du Marais poitevin
  • Parc naturel régional du Golfe du Morbihan
  • Parc naturel régional des Baronnies provençales
  • Parc naturel régional de la Sainte Baume
  • Parc naturel régional de l'Aubrac
  • Parc naturel régional du Médoc
  • Parc naturel régional de la Baie de Somme
  • Parc naturel régional du Mont-Ventoux

Des Volcans d’Auvergne au Marais Poitevin en passant par la Camargue, la Vallée de Chevreuse, le massif du Queyras ou encore les Alpilles, la fédération des PNR recouvre des paysages aussi divers que variés ; des zones de bocages aussi bien que des paysages de montagne, de terrasses, ou de grandes cultures.  

Les forêts constituent 37% de la superficie totale des PNR, les surfaces agricoles 40 % (dont la moitié de pâturages) et les zones bâties près de 2%, avec des disparités selon les régions.

A noter, certains parcs s’étendent sur un seul département quand d’autres sont à cheval sur plusieurs, voire sur plusieurs régions, comme c’est le cas du Marais Poitevin, à cheval sur la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire.

Missions de la fédération des parcs naturels régionaux en France

La fédération des parcs naturels a pour vocation de favoriser le développement économique et social d’un territoire, tout en préservant et en valorisant son patrimoine naturel, culturel et paysager, et en intégrant des enjeux de biodiversité à leurs projets via l'aménagement du territoire.

Leurs actions s’articulent principalement autour de cinq missions définies par l’article R333-4 du Code de l’Environnement, à savoir :

  • La protection et la gestion du patrimoine naturel, culturel et paysager
  • L’aménagement du territoire
  • Le développement économique et social
  • L’accueil, l’information et la sensibilisation
  • L’expérimentation et l’innovation

La protection du patrimoine naturel et culturel passe notamment par une gestion adaptée des milieux et des paysages, couplée à la mise en place de programmes de recherche scientifique et des mesures de protection de la faune, de la flore et des paysages. Quant au patrimoine culturel, il s’agit surtout de le faire "vivre", grâce à des expositions, des musées, des parcours découverte, ainsi que diverses animations.

La contribution à la vie locale est un autre volet important de l’action des PNR. Cela passe par le développement d’un urbanisme soucieux de l’environnement aussi bien que du maintien de l’habitat dans un cadre de vie préservé, et le partage de leurs projets à travers l’organisation de sorties découverte, la mise en place de programmes d’éducation à l’environnement, l’édition de brochures,…

Le développement économique et social est une mission qui leur a été confiée tardivement mais qui est aujourd’hui au centre de leur action. En effet, les PNR doivent vivre mais aussi faire vivre les quelques 320 000 entreprises et 730 000 salariés sous leur responsabilité, en privilégiant les activités économiques respectueuses de l’environnement et valorisant les ressources naturelles et humaines locales. Ex : Promotion d’un tourisme vert, d’une agriculture bio (ou raisonnée) et de systèmes de production énergétiques alternatifs.

Enfin, le réseau des Parcs est encouragé à innover, tester, expérimenter de nouvelles formes d'action publique et collective.

Les PNR se dotent ainsi de moyens techniques, financiers, humains et organisationnels, pour promouvoir un développement respectueux des équilibres sociaux, économiques, naturels, culturels et patrimoniaux, en cherchant à maintenir ou à renouveler les activités traditionnelles en déclin, et en expérimentant de nouvelles solutions pour résoudre les difficultés spécifiques à leur territoire.

La fédération des parcs naturels (fédération des PNR) a donc pour périmètre d'étude l'ensemble du territoire du parc. Comme tout organisme de gestion, la fédération des parcs agit sur les projets d'aménagement de l'ensemble des parcs naturels régionaux.

Charte et critères de classement des parcs naturels régionaux

Le classement des parcs naturels régionaux se justifie pour des territoires présentant un intérêt patrimonial remarquable pour la région et reconnu au niveau national, voire international. Les acteurs de terrain sont bien souvent les initiateurs des projets de Parcs. S’engage ensuite un travail d'élaboration de la charte du Parc

Les principaux critères de classement sont les suivants :

  • La qualité, le caractère du patrimoine* et la cohérence de son périmètre par rapport à l’identité du territoire. 
  • La qualité et la cohérence du projet par rapport au diagnostic et aux enjeux du territoire.
  • La faisabilité du projet (adhésion des collectivités, pérennité des moyens humains et financiers, partenariats et concertation formalisés…)

*On entend par "patrimoine" l’ensemble des caractéristiques et spécificités d’un territoire. La notion de patrimoine englobe ainsi le patrimoine naturel (espèces, habitats, milieux, sites d’intérêt naturel), le patrimoine paysager (grands sites et ensembles paysagers), le patrimoine humain (ensemble des forces vives et des savoir-faire disponibles), le patrimoine bâti (religieux, militaire…), et le patrimoine culturel (traditions, fêtes, langues et dialectes…).

La charte des parcs naturels régionaux est le contrat qui officialise le projet élaboré pour protéger son territoire, et soumis pour approbation à l’ensemble des parties prenantes, à savoir, les communes du territoire du Parc, les régions et départements concernés, ainsi que les partenaires socio-professionnels et associatifs. Elle fixe les objectifs et principales orientations, et prévoit les mesures à mettre en œuvre pour les atteindre.  

Fonctionnement de la fédération des parcs naturels régionaux

La politique de fédération des parcs naturels est décidée et mise en œuvre par les élus locaux, avec le soutien financier des conseils régionaux et départementaux, et le concours de partenaires extérieurs, tels que les représentants socio-professionnels et les associations. Impliqués dans l’élaboration de la Charte du Parc naturel régional, ils sont aussi associés à son fonctionnement et à ses programmes d'actions, et sont les véritables relais du Parc pour mener ses actions sur le terrain.

Un Parc naturel régional dispose d'un budget de fonctionnement et d'un budget d'équipement autonomes, relevant des collectivités locales et territoriales. Certains projets sont également co-financés par les ministères concernés (essentiellement Environnement, Agriculture et Culture), notamment dans le cadre de programmes européens.

A noter, à la différence d'un Parc national, d’une réserve naturelle ou d’un site classé, un PNR ne dispose d'aucun pouvoir réglementaire. Il lui est donc impossible d'interdire quoi que ce soit sur son territoire, comme par exemple la chasse, dont l’autorisation relève des réglementations courantes.

Les 10 Parcs naturels régionaux incontournables de France

Les 10 Parcs naturels régionaux incontournables de France

Difficile d'établir un palmarès des plus beaux Parcs naturels régionaux de France, chacun ayant ses propres caractéristiques et attraits. Où que vous séjourniez en France, vous aurez sûrement l'opportunité d'en explorer un ou plusieurs, à pied, à vélo, à cheval...

Les Parcs naturels régionaux sont un eldorado pour les voyageurs actifs et les amateurs d'écotourisme. Cette sélection non-exhaustive vous donnera un aperçu de la grande richesse du patrimoine naturel et culturel français.

Le Parc naturel régional d'Armorique

Le Parc naturel régional d

Second PNR créé en France en 1969, le Parc naturel régional d’Armorique est un Parc emblématique dont le territoire, couvrant une grande partie du Finistère, s’étend des monts d’Arrée à la presqu’île de Crozon, en passant par la vallée de l’Aulne et la rade de Brest, et se prolonge en mer d’Iroise par les îles de Sein, Molène et Ouessant, classées Réserve de Biosphère par l’Unesco.

Le Parc naturel régional d’Armorique se distingue par son étendue, notamment sa large façade maritime, son environnement exceptionnel – aussi bien du point de vue de la flore, de la faune que des habitats naturels - et la grande variété de ses écosystèmes. Il est aussi l’un des rares PNR à partager ses frontières avec un Parc naturel marin, en l’occurrence, le Parc naturel marin d’Iroise, le premier parc marin à avoir vu le jour en France en 2007.

Les îles et îlots de la mer d’Iroise en particulier sont un haut lieu de nidification des oiseaux marins, tandis que l’estran abrite une grande variété d’algues, une colonie de phoques gris ainsi que de grands dauphins sédentarisés dans l’archipel de Molène.

Le Parc naturel régional de Normandie-Maine

Le Parc naturel régional de Normandie-Maine

Situé aux confins de la Bretagne, le Parc naturel régional Normandie-Maine est un autre Parc d’exception dont le territoire s’étend sur deux régions (la Normandie et les Pays de la Loire), allant des monts de Normandie et du Maine jusqu’au cœur du bocage domfrontais.  

Un territoire d’équilibre où la préservation des milieux naturels se fait en harmonie avec le développement économique local, et qui recèle de nombreux « grands sites » naturels appelés « monts » : escarpements rocheux, à-pics, eaux vives, belvédères naturels surplombés de châteaux, de cités médiévales ou thermales…

La grande variété de paysages du Parc naturel régional Normandie-Maine (landes, tourbières, bocages, coteaux calcaires…) en fait une terre de prédilection pour les amateurs d’aventure et de sensations ! Explorez-la au fil de l’eau et de ses paisibles sentiers ; à pied, à vélo, à cheval, en attelage à travers les bocages ou encore en kayak sur la Sarthe, la Varenne ou la Cance, et découvrez son incroyable biodiversité! Ouvrez grand les yeux et débusquez des espèces rares comme l’Écrevisse à pieds-blancs, la Moule perlière, ou encore la Chouette chevêche.

Le Parc naturel régional Normandie-Maine abrite également de majestueuses forêts, à l'image des forêts domaniales des Andaines, d'Écouves, de Perseigne, de Sillé ou de la Lande-Pourrie, dominées par des feuillus et peuplées de cerfs, de sangliers, de chevreuils et de lièvres. Les forêts du Parc sont aussi un paradis pour les amateurs d’ornithologie. Vous pourrez notamment y observer le vol acrobatique du Busard Saint-Martin et vous laisser bercer par le chant du Pic noir.

Or le Parc naturel régional Normandie-Maine est aussi une terre d’Histoire, marquée par les figures emblématiques de Guillaume le Conquérant et d’Henri Ier Beauclerc. Témoins des rivalités féodales qui opposaient la Normandie et le Maine, les châteaux de Domfront, Carrouges, Lassay, Sillé-le-Guillaume,… font partie du riche patrimoine architectural préservé par le Parc.

La valeur patrimoniale du Parc se mesure également à ses villages pittoresques, dont Saint-Céneri-le-Gérei, situé au cœur des Alpes Mancelles et considéré comme l’un des plus beaux villages de France, et à ses traditions et savoir-faire. Vergers et prairies fleuries ont en effet favorisé le développement d'une agriculture diversifiée et de qualité, qui fait la part belle aux productions bovines, laitières et cidricoles, dont l’AOP « Poiré Domfront », le Calvados et le Pommeau, sont les meilleurs ambassadeurs.

Le Parc naturel régional de la Baie de Somme Picardie Maritime

Le Parc naturel régional de la Baie de Somme Picardie Maritime

Situé au Sud-Ouest de la région Hauts-de-France, le Parc naturel régional Baie de Somme Picardie maritime est mondialement connu pour ses baies spectaculaires et ses zones humides abritant une faune et une flore exceptionnelles, ainsi que la plus grande forêt du département.

Ses paysages côtiers, qui s’étendent de Mers-les-Bains à Fort-Mahon sur près de 70km, forment un ensemble unique en Europe, composé d'imposantes falaises calcaires, de vastes plages de galets, d’estuaires et de cordons dunaires, tandis que l’intérieur des terres à dominante rurale dévoile toute une palette de paysages entre tourbières alcalines, marais, plateaux bocagers, massifs forestiers et vallées sèches.

Le Parc naturel régional de la Baie de Somme s’est fixé comme objectif de préserver son territoire tout en le développant, et inversement, le développer tout en le préservant, en veillant au bon équilibre de l’exploitation touristique de ses ressources. Une meilleure répartition géographique des activités soulage ainsi le littoral et favorise le développement de l’arrière-pays de façon maîtrisée.

Sports de nature et d’aventure tels que char à voile, balades à cheval, excursions à la découverte des milieux naturels exceptionnels de la baie (notamment observation ornithologique) ou du patrimoine bâti et historique non moins remarquable (beffroi, abbayes, collégiales, moulins, maisons-éclusières, corps de fermes,…) font partie des nombreuses activités promues par le Parc dans cet optique de rééquilibrage.

Une dynamique de développement durable et touristique qui a largement contribué à l’essor économique du territoire, aux côtés d’industries innovantes, tandis que les expérimentations en matière d’agriculture raisonnée et d’approvisionnement local ont permis le maintien d’une agriculture pérenne et respectueuse de son environnement.

Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges

Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges

Créé en 1989 à l’initiative des trois anciennes régions Alsace, Lorraine et Franche-Comté, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges est l’un des plus grands Parcs naturels régionaux de France, tant par sa superficie (3 000 km2) que par sa population. A cheval sur quatre départements (le Haut-Rhin, la Haute-Saône, les Vosges et le Territoire de Belfort), il englobe ainsi le sud du massif vosgien depuis la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines jusqu'aux portes de Belfort et de Luxeuil-les-Bains, avec en son coeur les Hautes Vosges, la partie la plus élevée du massif.

Des vallées lorraines, alsaciennes et franc-comtoises au plateau des Mille étangs, ce vaste territoire abrite des paysages remarquables composés de hautes chaumes, de tourbières, de hêtraies-sapinières ou encore de pelouses calcaires, où se réfugie une faune exceptionnelle : chevreuils, cerfs, sangliers, chamois, blaireaux, renards, faucon pèlerin, grand tétras, grand-duc… font partie des quelques espèces susceptibles de croiser votre chemin dans le Parc.

La richesse de sa flore est tout aussi impressionnante! Parmi les quelques 2 500 espèces qui y sont recensées, certaines sont particulièrement remarquables, comme la pensée des Vosges, l’œillet superbe, la digitale à grande fleur ou encore le droséra.  

Résolument engagé dans la préservation des patrimoines et de la biodiversité, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges contribue tout autant au dynamisme économique de ce territoire de moyenne montagne en soutenant des activités aussi diverses que l’agriculture, le tourisme, l’artisanat ou encore l’industrie.

Sensibiliser, accompagner, échanger, à travers des points d’accueil, des brochures et des expositions, sont autant de missions que s’est assigné le Parc pour préserver et développer son territoire. La fédération des parcs naturels (fédération des PNR) a pour périmètre d'étude l'ensemble du territoire du parc. Comme tout organisme de gestion, la fédération des parcs agit sur les projets d'aménagement de l'ensemble des parcs naturels régionaux.

Le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne

Le Parc naturel régional des Volcans d

Situé en plein cœur de l’Auvergne, à cheval sur les départements du Puy-de-Dôme et du Cantal, le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne est le plus vaste Parc naturel régional du territoire métropolitain et l’un des plus anciens (sa création remonte à 1977).

Son territoire comprend cinq régions naturelles à forte identité, à savoir :

  • Les Monts Dôme et la Chaîne des Puys, au nord du Parc : une succession de 80 jeunes volcans aux formes variées.
  • Les Monts Dore, également situés au nord : un massif volcanique ancien de type stratovolcan dominé par le Puy de Sancy (1885 mètres). 
  • Le Cézallier, au centre du Parc : un plateau volcanique situé entre les monts Dore et les monts du Cantal.
  • Les Monts du Cantal, au sud : le plus vaste stratovolcan d'Europe avec une superficie de 2500 km2, et un paradis pour les randonneurs et les amoureux de la nature !
  • L’Artense : Situé entre les Monts Dore au nord, les Monts du Cantal au sud et le Cézallier à l'est, cet ancien plateau granitique est la seule région naturelle du Parc à ne pas résulter d’une activité volcanique.

Quoique le Parc comprenne essentiellement des territoires de moyenne montagne, il abrite une étonnante diversité d'habitats naturels. Il se caractérise notamment par ses nombreux lacs d'origine glaciaire ou volcanique (comme les lacs Pavin et Chambon), ses « estives » (dans le Cézallier), ses « couzes » (dans le Puy-de-Dôme) et ses nombreuses tourbières d'altitude.

La faune et la flore du Parc sont à l’image de cette grande variété de milieux naturels, riches et diversifiées, avec de nombreuses espèces endémiques, essentiellement montagnardes. Parmi les espèces faunistiques les plus représentées, on compte le chamois, le mouflon corse, la marmotte, la loutre et le faucon pèlerin.

Le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne présente aussi la particularité d’abriter sur son territoire quatre réserves naturelles nationales, qui à elles quatre forment un véritable réservoir de biodiversité! 

La valeur patrimoniale du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne tient également à la préservation des savoir-faire, de la culture et des produits de son territoire. Ces derniers sont valorisés par la « marque Valeurs Parc » qui ancre le territoire dans une démarche de progrès intégrant les enjeux du développement durable. Six produits et savoir-faire bénéficient ainsi de la « marque Valeurs Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne » :  la gentiane jaune, le miel et les produits de la ruche, la viande Salers, les pâtisseries traditionnelles, les fromages et produits laitiers non-AOP, ainsi que les pierres volcaniques.

Fort de tous ces atouts, le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne fait le bonheur des amateurs d'écotourisme en quête de grands espaces et d'authenticité.

Le Parc naturel régional du Marais poitevin

Le Parc naturel régional du Marais poitevin

Situé aux confins de deux régions (Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine) et à cheval sur 3 départements (la Vendée, la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres), le Parc naturel régional du Marais poitevin constitue l’une des zones humides les plus vastes d’Europe et un territoire exceptionnel entre terre et mer, doté de multiples richesses (écologiques, biologiques, paysagères, culturelles,…)

De la pittoresque Venise verte à la baie de l’Aiguillon, le Marais poitevin s’étend sur quelques 60 km d'est en ouest, et comprend des zones de marais « desséché » parcouru de canaux, et de marais « mouillé », à l’image de la "Venise verte", un ensemble de plus de 18 000 hectares classé Grand Site de France. Lieu de rencontre entre eaux douces et salées, la baie de l’Aiguillon offre également des paysages remarquables rythmés par les marées et les saisons.

Si l’ambition principale du Parc naturel régional du Marais poitevin est de préserver le Marais en sauvegardant et en restaurant ses ressources naturelles, il s’attache aussi à mettre en valeur et à dynamiser son patrimoine culturel et paysager dans une logique de développement durable et, ce faisant, contribue à améliorer sa notoriété et son attractivité. Il s’agit de faire « vivre » le Marais poitevin !

Divers projets sont ainsi mis en œuvre par le Parc pour améliorer les conditions d’accueil des visiteurs du Marais, comme par exemple la valorisation de prairies et la plantation de frênes sur des dizaines de kilomètres, le curage de canaux, la restauration de places de village, l’aménagement de ports, de quais et d’itinéraires cyclables, la création de passerelles,... autant d’actions qui valorisent le territoire et font du Marais poitevin une destination de prédilection pour les adeptes de "slow-tourisme" et de découverte authentique à pied, à vélo ou au fil de l’eau.

Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne

Le Parc naturel régional des Landes de Gascogne

Créé en 1970, c'est l’un des plus anciens PNR de France. Il se distingue par son vaste territoire forestier chevauchant les départements de la Gironde et des Landes, dont il couvre une grande partie de la pinède, d’où son nom.

Il s’étend du Bassin d’Arcachon jusqu’au sud de la Grande Lande, et est irrigué par la Leyre, un fleuve côtier long de 100 km, dont les rives bordées de feuillus constituent un réservoir de biodiversité.

Sa valeur patrimoniale tient avant tout à sa grande variété de milieux naturels :

  • La pinède dont il est recouvert et qui forme le paysage emblématique de son territoire. L’ancienne lande qui domine les sous-bois est parsemée de chênes tauzins, de molinie, de fougère aigle et de bruyère cendrée.
  • Les nombreuses lagunes nichées au cœur du massif forestier, et la flore et la faune exceptionnelles qu’elles abritent.
  • La Leyre, un fleuve tranquille qui se jette dans le Bassin d’Arcachon où il s’épanouit dans un delta pour le plus grand plaisir des promeneurs et des amateurs de canoë-kayak. La Grande-Leyre, la Petite-Leyre et L’Eyre qui en constituent les bras, serpentent majestueusement sous une voûte d'aulnes et de chênes constellée d’oiseaux et de libellules, offrant un spectacle magique !
  • Son Delta, véritable paradis ornithologique avec sa grande mosaïque de milieux naturels, notamment de vastes étendues de roseaux dans lesquelles viennent se réfugier les oiseaux. Pour les observer, rendez-vous à la Maison de la nature du Bassin d’Arcachon ou à la Réserve Ornithologique du Teich.
  • L’airial, une clairière au cœur du massif forestier en forme de vaste pelouse ouverte sur laquelle se dressent quelques chênes centenaires et maisons à ossature en bois avec leurs dépendances, sortes de petits hameaux isolés du bourg, typiques de l’habitat traditionnel.

Outre le maintien d’un cadre de vie préservé, le Parc naturel régional des Landes de Gascogne s’est fixé pour mission de valoriser le patrimoine culturel et de dynamiser le tissu économique et social de son territoire en favorisant l’innovation, tout en menant des actions de sensibilisation du public à leur environnement.

Le Parc naturel régional de Camargue

Le Parc naturel régional de Camargue

Nichée au cœur du delta du Rhône, la Camargue est une zone humide naturelle d’intérêt international et un territoire unique en France formé d’alluvions, qui se distingue par la grande richesse de ses écosystèmes.

Situé dans l’axe de migration des oiseaux du Nord de l’Europe vers l’Afrique, il est un lieu de passage incontournable pour de nombreux oiseaux, et de ce fait un site d'observation ornithologique privilégié en Europe. La Camargue est aussi connue pour accueillir une importante colonie de flamants roses.

Le territoire du Parc naturel régional de Camargue correspond à la « grande Camargue » aussi appelée « l’île de Camargue », enserrée entre la mer Méditerranée et les deux bras du Rhône - le petit et le grand Rhône - d’où son instabilité (inondations, remontées d'eau salée,…) et la nécessaire intervention de l’homme pour la juguler.

Il a été créé en 1970 et s’étend sur 3 communes : une partie de la commune d’Arles et de Port-Saint-Louis-du-Rhône et toute la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer. Une partie de son territoire a en outre été classée Réserve de biosphère par l'Unesco.

Comme les autres PNR de France, le Parc naturel régional de Camargue est un territoire rural à l’équilibre fragile, reconnu pour la qualité de son patrimoine, qui s’attache à préserver et valoriser ce dernier, tout en œuvrant au développement économique et social de son territoire.

Terre sauvage par excellence, la Camargue est une destination de prédilection pour tous les amoureux des chevaux et des taureaux. La race du Cheval de Camargue et l’AOC du Taureau de Camargue font d’ailleurs partie, avec la riziculture, du patrimoine camarguais préservé par le Parc.

Le Parc naturel régional du Queyras

Le Parc naturel régional du Queyras

Situé au Nord-est de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Parc naturel régional du Queyras est un petit territoire montagneux composé de onze communes, qui s’étend le long de la frontière italienne et englobe une partie des Alpes du Sud au niveau du briançonnais, avec lequel il communique par le col d’Izoard, et du Guillestrois via une route suspendue au-dessus des gorges du Guil.

Outre de magnifiques paysages de montagne, le Parc naturel régional du Queyras est émaillé de charmants villages d’altitude, à l’image de Saint Véran, le plus haut village d’Europe (2040 mètres).

Au-delà de cette altitude, les conditions climatiques limitent le développement de la flore. Certaines espèces emblématiques, comme l’Edelweiss, se sont acclimatées et se protègent du froid grâce à leur duvet laineux.

La faune du Parc est également typique de la haute montagne. Ses pentes herbeuses et ses forêts de mélèzes sont particulièrement appréciées des quelques 2500 Chamois que compte le Queyras. Bouquetins, mouflons, marmottes,… font également partie des espèces les plus fréquemment rencontrées au cours de randonnées, une fois leur période d’hibernation passée - en ce qui concerne les marmottes. Elles sont alors la proie de l’Aigle Royal, dont la présence se densifie à mesure que la population de marmottes croît.

Reconnu Réserve de Biosphère par l’Unesco, le Parc naturel régional du Queyras abrite en outre une réserve naturelle nationale : la réserve de Ristolas Mont Viso, déployée au sein du massif du même nom (3841 mètres d’altitude). Elle s’inscrit au cœur du dispositif de protection des patrimoines du Parc naturel régional du Queyras.

On y trouve également une grande variété d’habitats naturels (forêts de mélèzes, pelouses alpines, prairies, lacs et marais, landes, falaises,...) dans lesquels se réfugient de nombreuses espèces d’animaux et de plantes de montagne, dont plusieurs endémiques, comme le Pastel des Alpes, la Grassette d’Arvet-Touvet ou encore le Circe de montagne. Côté faune, ce sont plus d'une centaine d'espèces de vertébrés qui vivent dans la réserve, dans des conditions climatiques souvent extrêmes. Le lièvre variable, le lagopède alpin, le chamois et le bouquetin se sont particulièrement bien acclimatés à ces altitudes, de même que la salamandre de Lanza endémique au massif du Viso.

Le Parc naturel régional de Corse

Le Parc naturel régional de Corse

Créé en 1972, le Parc naturel régional de Corse fait partie des premiers territoires français classés Parc naturel régional pour sa remarquable mais fragile valeur patrimoniale.

Le Parc recouvre aujourd'hui plus de la moitié du territoire de « l'île de beauté », essentiellement les montagnes du centre. En particulier, il administre les deux sites patrimoniaux d'importance majeure que sont la réserve de biosphère de la Vallée du Fango et la réserve naturelle de Scandola, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco pour la beauté de ses formations géologiques volcaniques et sa biodiversité.

La situation insulaire de la Corse alliée à son climat méditerranéen a en effet permis le développement d’une faune et d’une flore exceptionnelles, incluant de nombreuses espèces endémiques, comme la Sittelle corse, le mouflon corse, la truite corse, ou encore le pin Laricio et l’ail corse en ce qui concerne la flore. Or nombre de ces espèces sont aujourd'hui menacées ou en danger d’extinction, comme le balbuzard pêcheur ou le gypaète barbu.

Les « pozzine » sont également une spécificité naturelle corse jugée fragile, qui fait l’objet d’une attention particulière par le Parc, avec d’autres sites « sensibles » comme les lacs l’altitude.

Le patrimoine culturel et bâti de l’île n’en est pas moins riche. C’est l’ensemble de ce patrimoine naturel, culturel et humain, que le Parc naturel régional de Corse s’emploie à préserver et à valoriser, en mettant en œuvre une politique d’aménagement et de développement (économique, social et culturel) à la fois innovante et respectueuse de l’environnement.

Ainsi le Parc est-il le premier opérateur de randonnée de Corse, avec plus de 1500 km de sentiers balisés, dont le GR20, le Mare a mare, le Mare e monti et le sentier de la Transhumance sont les plus emblématiques. Le Parc gère également certains gîtes et refuges, et participe au développement de circuits à VTT.

Un autre axe majeur de l’action du Parc vise à revitaliser l’espace rural de l'intérieur des terres. La restauration de bergeries a ainsi contribué à soutenir l’élevage de montagne. Plus généralement, différentes actions ont été entreprises pour sauvegarder l’architecture traditionnelle (moulins, maisons anciennes…), améliorer l'habitat, valoriser le patrimoine bâti (restauration de chapelles romanes, préservation des vestiges archéologiques de Cururuzzu et Capula...) et les savoir-faire artisanaux.

Enfin, des centres permanents de sensibilisation et d'éducation à l’environnement ont été mis en place par le Parc à destination de groupes constitués (touristes ou scolaires), notamment la Casa di a Natura à Vizzavona, la Casa Marina à Galeria et la Casa di u Mele à Murzu (dédiée à l’apiculture). Le "Village des Tortues" de Moltifao se consacre quant à lui à la réintroduction de la tortue d'Hermann en milieu naturel.